La restauration est un sport d’équipe

Renotec restaure de façon correcte, durable et dans le respect du contexte historique. Notre objectif : faire revivre des bâtiments et monuments historiques d'exception. Nous avons le plaisir de vous dévoiler les coulisses de ces chantiers, en compagnie des directeurs techniques de la division Restauration et Réaffectations : Maarten Provinciael et Jan De Busser. Ils vous expliquent l'approche professionnelle de Renotec dans ce domaine.

Qu’est-ce qui rend la restauration de bâtiments si exceptionnelle ?

Jan : Le fait de pouvoir travailler sur des bâtiments aussi prestigieux me donne beaucoup de satisfaction. Car ils incarnent notre histoire. Les touristes viennent spécialement pour voir ces bâtiments et je me sens toujours fier d’avoir participé à leur restauration – avec toute l’équipe de Renotec. C’est bien sûr également un art en soi d’intervenir sur ces bâtiments. Tout doit parfaitement s’intégrer à l’ensemble.

Maarten : C’est vrai. L’esthétique est très importante pour ces projets. La restauration ne doit pas seulement être impeccable au niveau technique, elle doit aussi offrir un beau rendu visuel. Nous restaurons toujours dans le respect du passé. Ce n’est pas pour rien si le slogan de Renotec est « Renovating for the future ». Nous souhaitons protéger les bâtiments historiques et les transmettre à la génération suivante. En plus des projets de restauration, nous sommes aussi spécialisés dans les réaffectations. Dans ce cadre, nous donnons au bâtiment une seconde vie et une nouvelle fonction, parfois très éloignée de la première.

Jan : Les projets de restauration et de réaffectation sont très variés. Ils impliquent une foule de compétences artisanales, de techniques et de spécialisations. L’inattendu rend le travail encore plus passionnant. On ne sait jamais ce qui se cache sous un toit ou un mur avant de le démonter. Il n’y a jamais deux projets identiques. Nous ne risquons pas de nous ennuyer (rire).

Comment abordez-vous ces projets ?

Maarten : Comme nous avons beaucoup de respect pour le passé, nous faisons le choix de réaliser un maximum de travaux de restauration en interne. Nous misons sur nos propres ouvriers spécialisés qui maîtrisent les techniques spécifiques. Nous les formons, tant sur le chantier que dans nos ateliers. Ces ateliers sont assurément l’une de nos grandes forces. Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas parce que nous misons sur les techniques et les métiers anciens que nous sommes dépassés. Nous choisissons aussi le chemin de l’innovation et des nouveaux procédés. Même si nous travaillons souvent dans la poussière, nous ne sommes pas un secteur poussiéreux. La digitalisation et l’automatisation sont déjà présentes dans notre environnement de travail. Toutefois, ces technologies n’ont pas pour but de remplacer l’artisan, mais de l’aider. La main du maître restera toujours cruciale.

Jan : Par ailleurs, cela fait longtemps que la restauration ne se limite plus à empiler des pierres. Notre valeur ajoutée réside aussi dans notre expérience et nos connaissances. Très tôt dans le processus, nous pouvons conseiller et soutenir le client. L’objectif final est de prendre en charge les soucis du client. Voilà pourquoi nous faisons parfois un test de restauration au début du projet. De cette façon, nous pouvons reprendre les bonnes spécifications lors de la conception. Plus tôt nous sommes impliqués dans un projet, mieux c’est !

Maarten : Nous constatons une évolution vers des collaborations par équipes : client, architecte et exécutant(s) forment une seule et même équipe. La restauration est un sport d’équipe !

Jan : Autre évolution que nous constatons depuis quelques années : l’importance d’une restauration durable. Les projets doivent non seulement être techniquement corrects et esthétiques, mais ils doivent aussi être réalisés de manière durable. Nous essayons de remplacer le moins possible et de réutiliser un maximum. Dès que possible, nous récupérons les pierres et le matériel.

Quels sont les monuments qui vous ont le plus marqués ?

Maarten : C’est difficile de faire un choix, nous avons fait beaucoup de choses et chaque projet a son propre charme. Mais si je dois choisir, c’est le Couvent des Dominicains à Malines. Un magnifique projet de réaffectation : le couvent est devenu une bibliothèque. Il a remporté récemment le Prix du Patrimoine immobilier 2020. Durant les travaux, nous avons même trouvé des chats dans les murs. Ils avaient été emmurés pour éloigner les mauvais esprits. Heureusement, cette pratique n’est plus utilisée aujourd’hui. Au contraire : nous tenons désormais compte de tous les habitants, aussi petits soient-ils. Lorsque Renotec a restauré les murs d’enceinte de l’Abbaye du Parc à Heverlee il y a quelques années, nous avons veillé à ce que la population de lézards des murailles puisse continuer à trouver refuge dans les interstices des murs. Mais je me dois de mentionner aussi la tour Sainte-Walburge à Audenarde. Parvenir à rénover une tour de 90 mètres de haut en si peu de temps, en l’enveloppant littéralement d’échafaudages, est une vraie performance… Je suis toujours admiratif du travail de notre équipe.

Jan : Pour moi, Bokrijk reste une très belle référence pour les différents savoir-faire et techniques artisanaux que nous y avons déployés. Et bien sûr aussi parce que notre travail est admiré et apprécié chaque année par de nombreux visiteurs. Le château de Merode figure aussi sur ma liste. Il n’y a pas beaucoup d’entreprises de construction qui comptent un prince parmi leurs clients. C’est notre cas !

Maarten : La chocolaterie de Tongres a même été le décor d’un clip des K3. Une autre référence que peu d’entreprises ont à leur palmarès. Et combien de photos de la Grand-Place de Bruxelles circulent à travers le monde ? Notre travail est visible à l’arrière-plan de toutes ces photos de vacances. Et nous pourrions continuer comme cela pendant des heures. Avec beaucoup de passion…

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